Sport inter

Alexander-Arnold, le latéral droit n°10


Le défenseur de Liverpool a encore réalisé un récital sur le plan offensif lors du carton des Reds à Leicester (0-4), dans un rôle de meneur jeu des temps modernes.

C’est Hafiz Marikar qui va être content. Le journaliste sri-lankais n’avait pas hésité à voter pour Trent Alexander-Arnold dans le scrutin pour le Ballon d’Or 2019. S’il continue de répéter de telles performances, comme celle proposée jeudi soir à Leicester (0-4), le joueur de Liverpool terminera sans doute plus haut que 19e du classement final l’an prochain.

Au KingPower Stadium, Alexander-Arnold a tout simplement été impliqué sur les quatre buts des Reds. Il a délivré deux centres parfait pour Roberto Firmino (31e, 74e). C’est sur l’un de ses corners que Liverpool a obtenu le penalty du 2-0 (72e). Et le natif de Liverpool a ponctué sa soirée par un joli but (78e), célébré à la manière de Kylian Mbappé, son compère de la génération 1998.

A Liverpool, on parle beaucoup du trio d’attaque, Salah-Mané-Firmino, du roc Virgil Van Dijk, qui a transformé l’équipe après son arrivée il y a deux ans tout juste, ou encore du gardien Alisson Becker, premier lauréat du Trophée Yachine. Mais l’influence d’Alexander-Arnold sur le jeu de Liverpool est considérable. Il est donc capable d’adresser des centres décisifs, du pied droit ou du pied gauche, mais il est aussi souvent à la base des actions, par ses changements d’aile, pour trouver Andrew Robertson, son pendant du flanc gauche, ou encore Sadio Mané. Et « TAA » s’occupe aussi des coups de pied arrêtés: personne n’a oublié son inspiration géniale en demi-finale de la Ligue des champions contre Barcelone.

« C’est comme avoir Kevin De Bruyne latéral droit »

Toute cette panoplie permet à Alexander-Arnold d’être le meilleur passeur de Liverpool depuis deux saisons. Il avait ainsi terminé l’exercice précédents avec 12 passes décisives, une de plus que son compère Robertson. Il en est déjà à huit cette saison, à mi-parcours. C’est donc un joueur de tout juste 21 ans, pratiquement inconnu il y a deux ans, qui est le maître à jouer de l’actuelle meilleure équipe du monde… alors qu’il est défenseur. « C’est comme avoir Kevin De Bruyne latéral droit », a dit un jour Jamie Carragher, qui a occupé le poste en son temps, mais dans un tout autre registre.

La comparaison avec De Bruyne peut se justifier par les chiffres, puisque seul le Belge de Manchester City a délivré plus de passes décisives en Premier League depuis le début de saison. Brendan Rodgers, prédécesseur de Jurgen Klopp à Liverpool, et témoin direct du festival des Reds à Leicester, a également rappelé qu’Alexander-Arnold était un milieu axial de formation. « Il joue défenseur mais comme un milieu de terrain, explique le coach de Leicester. Sa qualité de passe est phénoménale. Il était milieu quand il était jeune. »

Sa vitesse et son jeu long permettent en effet à Alexander-Arnold de peser sur le jeu même en partant loin du but adverse. Il y a quelques années, Andrea Pirlo avait symbolisé le rôle de « regista », ces meneurs de jeu qui évoluent plus reculés, devant la défense, pour avoir plus d’espace pour orienter le jeu. Alexander-Arnold, lui, c’est l’exemple-type du n°10 qui joue latéral droit. Ou inversement.

 



Source link

Related posts

La talonnade exceptionnelle de Benzema ! (vidéo)

admin

L’offre hallucinante reçue par le Losc

admin

Emery bientôt de retour en Liga

admin

Leave a Comment

https://www.magenet.com/?ref=referral&ref_type=direct&ref_id=fdbtowo3tj30wqfh&ref_item=3