Déclaration de politique générale : L’échec de Nkoghe Bekale vu par des groupes parlementaires – Gabonreview.com

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Dix mois après sa première déclaration de politique générale, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale s’est présenté devant la représentation nationale pour solliciter une nouvelle fois, le vote des députés. Si aucun événement marquant n’a justifié ce grand oral encore moins la présentation d’une lettre de démission, le chef du gouvernement qui a reçu la motion de soutien de 84% des députés, a été rembarré par le reste. Pour eux, sa politique a été un échec.

Des députés, lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre, le 27 décembre 2019. © Primature-Gabon

 

Le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale a échoué. C’est en gros ce qu’ont estimé les groupes parlementaires FDR, LD, les non-inscrits ainsi que Bonaventure Nzigou Manfoumbi ce 27 décembre à l’Assemblée nationale. Cet échec, ont-ils assuré, le chef du gouvernement l’a reconnu en égrenant toutes les difficultés auxquelles était confronté son gouvernement depuis sa première déclaration de politique générale. «Tous les secteurs sont au rouge», lui a dit le député Bonaventure Nzigou Manfoumbi pour qui Julien Nkoghe Bekale a mené une politique «approximative» nourrie de promesses non tenues.

S’il a affirmé que «le Gabon notre pays est dans un précipice qui se caractérise par une crise généralisée dans tous les secteurs d’activité», son propos a été corroboré par le groupe LD qui a estimé que dix mois après, les objectifs fixés lors de la déclaration de politique générale du 26 février 2019 n’ont pas été atteints. Ce qui a fait dire aux non-inscrits que c’est la principale raison pour laquelle il s’est à nouveau présenté à l’Assemblée nationale. «Au-delà des explications que vous avez fournies le lundi 2 décembre dernier sur la mise en place d’un nouveau gouvernement, et l’obligation découlant de l’article 28 al.1 de la Constitution, la question demeure entière. Pour nous monsieur le Premier ministre, vous avez besoin d’obtenir à nouveau la confiance de l’Assemblée nationale parce que vous n’avez pas atteint les objectifs que vous vous êtes assigné en février 2019 devant cette chambre», ont-ils déclaré.

Un Premier ministre affaibli, un gouvernement acéphale

Déjà à cette occasion, ils avaient fait part de leurs doutes et même de leur scepticisme. Et dix mois après, leurs réserves se confirment et s’illustrent à travers différents événements perlés de couacs. Parmi eux, des remaniements ministériels successifs, deux scandales retentissants (Kévagate et opération scorpion) «couronnés par l’emprisonnement de 4 anciens ministres» de l’équipe Nkoghe Bekale.

«Que peut-on retenir d’un gouvernement qui a laissé un directeur de cabinet fusse-t-il du président de la République se proclamer «messager intime» du chef de l’État et faire une tournée interprovinciale en mobilisant toute la République. Que peut-on retenir d’un gouvernement dont l’action a été marquée par l’impréparation des Conseils des ministres ?» se sont interrogé les non-inscrits, remettant sur la table le rétropédalage du gouvernement quant à certaines décisions.

Pour sa part, Davain Akoure du groupe LD, a ressassé les déboires de l’équipe Julien Nkoghe Bekale et lui reprochant d’entretenir un «système de contrôle permissif» à l’origine des détournements massifs des deniers publics qui font d’ailleurs l’objet de la croisade anticorruption en cours. Croisade à propos de laquelle, a laissé entendre le groupe FDR, représenté par Albertine Maganga Moussavou,  Julien Nkoghe Bekale est aphone. «Mais on vous a entendu lorsqu’il s’est agi du prétendu scandale sur le trafic du Kévazingo qui n’en était pas un allant jusqu’à demander à deux de vos ministres de prendre leurs responsabilités. Monsieur le Premier ministre, je vous laisse vous-mêmes juger de la suite», a-t-elle lâché.

Pour ces différents acteurs qui n’ont pas accordé leur vote à Julien Nkoghe Bekale, tout ceci a jeté le discrédit sur la politique qu’il mène. «L’état du tronçon routier Pk12-Pk80 résume à lui seul, la consternante incapacité du gouvernement à répondre aux préoccupations essentielles des Gabonais», ont articulé les non-inscrits qui craignent pour l’avenir, tandis que le groupe LD a confirmé ses réserves quant aux engagements pris par Julien Nkoghe Bekale. Un Premier ministre affaibli à ce point peut-il sortir le pays de ce corridor si escarpé dans lequel il est engagé ? Rien n’est moins sûr, symboliquement, le gouvernement est acéphale.

Politique générale

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