Sénégal

Musique : Abdou Karim Diouf dit “Boodoz” sort “Man-dingue”, un mélange de langues et de rythmes


Dakar, 27 déc (APS) – Le guitariste et rappeur Abdou Karim Diouf dit “Boodoz” a annoncé vendredi à l’APS la sortie de son premier album intitulé “Man-dingue” ou “l’homme fou”, une allusion à sa passion pour la musique, vue comme une folie dans son entourage, selon lui.

 

“En Afrique en général, dans la société sénégalaise en particulier, quand nous avons de grandes ambitions, même notre entourage immédiat nous traite de fous. Les gens n’adhérent à nos initiatives que quand ils nous voient sortir du lot”, explique-t-il en parlant de son rapport à la musique et de la considération que ses proches ont de sa passion musicale.

 

“Man-dingue”, un album de 12 titres, a été présenté à Toubacouta, dans la région de Fatick (centre), le 13 décembre dernier, selon “Boodoz”. Le nouvel opus est un mélange de rap “soft”, de groove diola, mandingue, manjak et sérère. 

 

Ce mélange épouse les origines d’Abdou Karim Diouf, un ressortissant de Bettenty, village faisant partie de la région de Fatick et des îles du Saloum, le pays niominka, où cohabitent Mandingues, Sérères, Diolas, entre autres ethnies.

 

De ce pluralisme ethnique et linguistique naît une diversité de folklores, qui transparaît dans l’album “Man-dingue”, explique Diouf, qui a chanté en wolof, mandingue, français et anglais. “Nous sommes influencés par les rythmes de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la Casamance”, explique l’artiste-musicien, qui dit s’être autoproduit pour se faire entendre. 

 

“C’est une autoproduction qui a coûté environ deux millions de francs CFA”, dit “Boodoz”, qui, comme tant d’autres artistes, se désole de “la difficulté des jeunes talents à trouver un producteur”. 

 

Le guitariste dit avoir trouvé l’inspiration dans son terroir, Bettenty, dans son identité niominka, et dans une pluralité de thèmes allant “de la fraternité à la solidarité, de la confiance à la méchanceté”. Il chante aussi l’émigration.

 

Abdou Karim Diouf, titulaire d’un master 2 d’anglais de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar depuis 2014, dit qu’il participe à des missions de recherche au profit de cabinets américains pour gagner sa vie. “La musique n’est pas encore rentable”, dit-il, en présence de son manager Lamine Sarr. 

 

L’album “Man-dingue” est, pour le moment, distribué seulement au Sénégal, surtout entre Dakar, Bettenty et Toubacouta, où il a donné un concert, le 14 décembre dernier. Il était sur scène aussi à Bettenty, lundi dernier, à l’occasion du “Badiya Show”, un festival dédié à la “fraternité”, dont il est l’organisateur.

 

“Boodoz” se produira aussi le 29 janvier prochain, lors de la quatrième édition du Festival de Toubacouta. Il se rendra en Gambie et à Ziguinchor, pour parler de son album.

 





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