Mbagnick Ndiaye (judo) et Maman Ndione (karaté), les éclaircies dans la grisaille

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Dakar, 31 déc (APS) – Le judoka Mbagnick Ndiaye (plus de 100 kg) et la karatéka Maman Anna Dione (- 68 kg), champions d’Afrique dans leur catégorie, ont constitué de véritables rayons de soleil dans la grisaille du sport sénégalais en 2019.

 

Dans un contexte où le judo sénégalais est traversé ces dernières années par des crises de gouvernance, le lourd sénégalais a réussi une véritable prouesse en allant s’imposer au Cap (Afrique du Sud) en avril dernier.

 

Quelques mois plus tard aux Jeux africains à Rabat (Maroc), le sociétaire de l’équipe de l’AS Douanes a confirmé sa suprématie continentale en enlevant l’or.

 

A 26 ans, Ndiaye qui rêve de prendre part aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, a eu une idée du haut niveau en septembre dernier lors des Mondiaux dans la même capitale japonaise, en se faisant sortir dès le premier tour.

 

Pour le karaté sénégalais, qui, une année auparavant, avait réussi à monter sur la plus haute marche du podium avec le kumité garçon, Maman Dione est une fée qui tombe à pic.

 

Avec une médaille d’or chez les – 68 kg, elle permet aux suiveurs de la discipline de rêver à des lendemains meilleurs.

 

A sa suite, l’équipe féminine a remporté l’or succédant ainsi à l’équipe masculine de kumité qui s’était adjugé la même médaille en 2017.

 

Des victoires qui replongent dans un passé pas très lointain, lorsque le karaté sénégalais dominait le continent et faisait quelques apparitions réussies sur le plan mondial.

 

Chez les Juniors Yaye Amy Seck (1997) et Abdoulaye Diop (2003) avaient ainsi gagné le métal précieux aux championnats du monde.

 

En 1999, Mohamed Aly Ndiaye remportait le titre mondial chez les grands, avant de voir Fodé Ndao (2000) rater d’une marche le titre mondial, un an plus tard.

 

La génération actuelle est encore loin d’avoir atteint ce niveau mais l’espoir est permis notamment après les conflits récurrents au sein de ces deux fédérations majeures, une situation en partie à l’origine du reflux de ces deux dernières années.

 

Loin de ces éclaircies, l’athlétisme et la natation, les deux premières disciplines olympiques, continuent de manger leur pain noir et ont du mal à faire des résultats sur le plan international.

 

Après la période dorée du début des années 2000, l’athlétisme qui avait gagné un titre mondial en 2001 et un bronze en 2003 avec Amy Mbacké Thiam, peine à se qualifier aux mondiaux de la discipline.

 

A Asaba (Nigeria), en août 2018, les représentants sénégalais sont rentrés sans aucune breloque, une première dans l’histoire de cette discipline au Sénégal.

 

Comme la natation, l’athlétisme semble revenu à une période qu’on croyait dépassée, l’étape de la massification, les jeunes pousses préférant de loin aller fréquenter d’autres aires de jeu pour leur épanouissement.

 

Très loin des pistes, des sautoirs et des aires de lancers qui peinent à se faire une place dans le désert infrastructurel et dans des villes sénégalaises où le béton dicte sa loi.

 

SD/BK/OID

 



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