Dissolution gouvernement & Assemblée nationale : Boukoubi répond à Nzouba Ndama – Gabonreview.com

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En clôturant la 2e session ordinaire de l’Assemblée nationale, le 31 décembre dernier, le président de cette institution, Faustin Boukoubi, n’a pas manqué de répondre au président de Les Démocrates (LD), Guy Nzouba Ndama, qui demandait la dissolution du gouvernement et de la chambre basse du parlement.

Le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, s’exprimant le 31 décembre 2019 lors de la clôture de la 2e session ordinaire. © Communication gouvernementale

 

Mi-décembre dernier à Mouila, s’exprimant sur la crise multiforme que traverse le Gabon, le président de Les démocrates (LD), Guy Nzouba Ndama, avait proposé comme solutions à la question «comment réparer notre cohésion nationale actuellement en ruine ?», la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Saisissant l’opportunité de la clôture de la première année de la 13e législature, le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, n’a pas hésité à lancer des piques à celui qui fut pendant plusieurs années responsable de cette même institution.

Faisant allusion aux propos du leader de Les Démocrates, Faustin Boukoubi s’est étonné des «sorties de certains leaders politiques qui se souviennent subitement des vertus du parti unique, en appelant au rassemblement de toutes les forces vives de la nation au sein d’un gouvernement d’union et en prônant la dissolution de l’Assemblée nationale».

En indiquant ne pas vouloir se substituer à la haute institution interpellée, en l’occurrence la Cour constitutionnelle qui, a-t-il dit, donnera sans doute la réponse qui sied, il a relevé que «le gouvernement actuel comprend des personnalités de l’opposition…». Pour ce qui est de l’Assemblée, Faustin Boukoubi s’est demandé s’il fallait croire que cette initiative de Les Démocrates suggérait que les élus qui les représentent à la 13e législature ne leur donnent pas la satisfaction qu’ils en attendent.

Toutefois, le président de l’Assemblée nationale a déclaré que si ces initiatives, en apparence louables, parce que prônant la cohésion nationale, ne sont pas sibyllines mais plutôt objectives, on serait tenté de dire «pourquoi pas ?». Il a expliqué également que «les expériences du milieu des années 90 aussi bien au Gabon qu’en France nous laissent dubitatifs». «En effet, le gouvernement d’union nationale des années 94/97 aurait-il laissé un souvenir radieux ?», s’est-il interrogé, ajoutant ironique qu’il croyait être dans «une sorte de gouvernement d’union, eu égard au nombre d’opposants dans cette équipe».

Le président de l’Assemblée a été on ne peut plus clair. «Dans tous les cas, un député élu à la régulière et demeuré proche de sa base n’a rien à craindre d’une reprise des législatives, si ce n’est du coût faramineux de ces opérations pour l’Etat en cette période de crise, sans retombées positives pour la population», a-t-il déclaré.

Faustin Boukoubi assure croire davantage à la réflexion et aux concertations républicaines destinées à engendrer des reformes structurantes, à même de conférer à chaque service, à chaque administration, à chaque institution ses prérogatives régaliennes et des moyens équitables, sans oublier la mise en œuvre de la décentralisation pour stimuler l’action des collectivités locales.

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