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Carte diplomatique : Le Gabon va réduire ses représentations à l’étranger – Gabonreview.com

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Les difficultés financières de l’Etat gabonais ont un impact néfaste sur ses représentations diplomatiques. Pour éviter d’aggraver les déconvenues, le pays entend réduire la voilure de son déploiement diplomatique.

Le ministre des Affaires étrangères dans le studio d’Urban Fm. © Capture/Gabonreview

 

Le ministre des Affaires étrangères a annoncé le 8 janvier que le Gabon envisage de revoir à la baisse le nombre de ses missions diplomatiques à l’étranger. Lors d’une intervention à la radio Urban Fm, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que le Gabon a développé pendant des années, «une diplomatie qui se voulait tous azimuts». Cette situation a abouti à l’ouverture des ambassades un peu partout dans le monde, «plus que peut-être de raison», a-t-il commenté.

Si le Gabon attend maintenir son influence diplomatique, a indiqué Alain Claude Bilie-By-Nze, il étudie la possibilité de réduire ses représentations diplomatiques. Allons-nous maintenir «des ambassades, où est-ce que nous maintiendrons des résidences parce que d’autres pays le font», a-t-il déclaré. «On peut tout à fait, à partir d’un pays européen en couvrir 3, 4 ou 5. Les voies de communication existent, les moyens de transport existent donc nous allons nous en inspirer», a-t-il affirmé.

S’il précise que cette option doit être validée au niveau du gouvernement, il soutient qu’elle est conforme aux instructions d’Ali Bongo qui demande «à adopter une nouvelle carte diplomatique».

Ce remembrement est consécutif aux situations déplorables que traversent les représentations diplomatiques du Gabon ces dernières années. Selon Alain Claude Bilie-By-Nzé, cette situation est liée à deux facteurs. «Le premier facteur c’est la sous budgétisation», c’est-à-dire que les budgets sont inscrits «en-deçà de ce qui est nécessaire». Conséquence, cela «crée de la dette». Globalement ces dettes se chiffrent à «des dizaines de milliards». Cet argent concerne les relations internationales, les frais de scolarité ainsi que les loyers. «Mais le ministère de l’Economie est sensibilisé à cela et nous travaillons pour apurer progressivement la situation», a-t-il souligné.

Le deuxième facteur, a-t-il poursuivi, ce sont les priorités. «Lorsque l’ambassadeur reçoit de la ressource de la part de l’Etat gabonais par le Trésor (le ministre ne gère pas les ressources des ambassades), il gère ses ressources de manière autonome. Mais lorsqu’il y a des mises à disposition, parfois certains choix sont faits sans tenir compte des priorités», a-t-il expliqué. «Nous allons pouvoir indiquer des règles qui vont fixer ces priorités. C’est dommage de n’y songer que maintenant parce qu’il y a plusieurs situations qui se sont accumulées», a-t-il renchérit.

A l’instar des représentations diplomatiques, le bâtiment abritant le ministère des Affaires étrangères est lui aussi en décrépitude. Le ministre a assuré que sa réhabilitation est actée et que les contours de ce chantier est à l’étude.

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