Dette intérieure : Assélé très préoccupé – Gabonreview.com

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Propriétaire d’un établissement d’enseignement secondaire, Jean Boniface Assélé se compte parmi les créanciers de l’État gabonais. Assurant que les enseignants de son établissement accumulent 8 mois de salaires impayés, l’homme se préoccupe de la dette intérieure du Gabon qui selon lui est payée à la tête du créancier.

Pour Jean Boniface Assélé le non paiement de la dette intérieure a pour conséquence l’établissement d’une fabrique de monstres. © D.R.

 

Jean Boniface Assélé est amer ! Il croit fermement qu’il y a de l’injustice dans le paiement de la dette intérieure. «Faisons attention parce qu’il y a de l’injustice. À celui-là on  donne de l’argent, aux autres non», a-t-il déclaré. Patron d’un établissement d’enseignement secondaire déclaré d’utilité publique, le lycée Djoué Dabany, Assélé fait partie de nombreux créanciers de l’État et attends toujours que l’État honore ses engagements.

Pourtant en octobre 2019, la direction générale de l’Économie, via sa note de conjoncture, annonçait que le paiement de la dette intérieure était en baisse de 25 % par rapport à la même période en 2018. Pour ainsi dire, 26 milliards de francs CFA avaient été versés par l’État à ses créanciers, de janvier à juin 2019. Une bouffée d’oxygène pour les bénéficiaires entrés en possession d’une partie de leur dû, mais un coup dur pour les «oubliés».

Pour lui, le non-paiement de cette dette met en difficulté la survie de l’établissement. «Mes enseignants m’aiment bien, mais ça fait 8 mois que je ne les paie pas. Moi je n’ai pas l’habitude. J’ai essayé de payer avec mes petits fonds, mais mes petits fonds se sont évaporés, vu qu’il n’y a pas de retour», a-t-il fait savoir.

Jean Boniface Asselé assure que son cas n’est pas du tout isolé et que cette situation fragilise les entreprises et ruine les espoirs de ceux qui entreprennent. «Partout où je passe, j’entends les gens dire qu’ils ne sont pas payés. À la Pointe-Denis où c’était merveilleux, les gens y partaient passer le week-end, les maisons sont en ruine, abandonnées à elles-mêmes». Ceux qui avaient de l’argent, assure-t-il, «ont repris leur argent et sont partis parce que la dette intérieure est une dette extrêmement importante». «Aujourd’hui, on a un besoin, nous sommes dans le besoin et cette dette intérieure, on ne la paie pas».

Il soupçonne les services du Trésor public d’être parmi les instigateurs de l’injustice qui prévaut dans le règlement de cette dette. «La corruption dont on parle, elle va aussi là-bas. Dans le Trésor public et tout le reste, c’est plein à craquer», a-t-il indiqué.

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