Focus sur six (06) allergies cutanées les plus rares que bizarres

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L’allergie est un phénomène d’exagération pathologique de la réponse immunitaire, en particulier la réaction inflammatoire, face à un antigène généralement étranger à l’organisme. On parle plus précisément d’allergène dans le cas de l’allergie. Car il s’agit là d’une forme d’hypersensibilité. Découvrez  ici six allergies cutanées les plus rares et bizarres.

L’allergie aux acariens ou aux pollens, est celle la mieux et plus connue. Cependant beaucoup ignorent qu’il existe d’autres allergènes qui peuvent provoquer l’apparition de boutons ou de plaques rouges sur la peau. Voici un focus sur des allergies qui sont, fort heureusement, tout aussi rares que bizarres.

L’allergie à l’eau

L’allergie à l’eau est en fait une forme rare d’urticaire appelée « urticaire aquagénique« . Il intervient après un contact de plusieurs minutes avec de l’eau (douche, bain ou même eau de mer). Parfois, le simple contact avec les larmes suffit pour déclencher une éruption de boutons ou de plaques rouges. Ce trouble est extrêmement rare et toucherait une personne sur 230 millions, principalement les femmes.

Pour donc le traiter, il est conseillé d’aller consulter un médecin. On recommande aussi généralement l’application de crèmes hydratantes avant la baignade, voire l’ajout de bicarbonate de soude dans l’eau du bain.

L’allergie au froid

Sortir dans le froid ou plonger dans une eau froide peut provoquer une urticaire qui progresse rapidement, allant de l’érythème (rougeur) à l’œdème (une enflure de la peau). Généralement, l’œdème se limite aux parties du corps qui ont été en contact avec le froid. Cette forme d’urticaire représente 2% des urticaires chroniques et elle est le plus souvent anodine. Mais dans de très rares cas, le changement brutal de température (contact avec une eau très froide par exemple) est associé à une hypotension, provoquant des étourdissements.

La prise en charge de l’urticaire au froid consiste à éviter les chocs thermiques et éventuellement à prendre un traitement antihistaminique lorsque les symptômes sont très gênants.

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L’allergie au sperme

Cette allergie, appelée « hypersensibilité au plasma du liquide séminal humain » est, fort heureusement, extrêmement rare. Mais elle est aussi sous-diagnostiquée car en raison de ses symptômes (brûlures locales, irritation, gonflement de la zone génitale) elle peut être confondue avec une affection génitale plus classique. Les symptômes apparaissent le plus souvent dans l’heure qui suit l’exposition au sperme. Pour l’instant, l’allergène responsable n’a pas encore été formellement identifié, mais les spermatozoïdes ont été mis hors de cause. Les responsables seraient plutôt des protéines présentes dans le liquide séminal.

Les symptômes disparaissent avec l’utilisation d’un préservatif. Pour les couples qui ont un projet d’enfant, une désensibilisation intra-vaginale est possible.

L’allergie à la transpiration

Cette « allergie » est cette fois encore une forme d’urticaire appelée « urticaire cholinergique« . Il représente 10% des urticaires physiques et concerne le plus souvent l’adulte jeune. Les crises se déclenchent souvent lors d’un exercice physique qui provoque une transpiration excessive ou à la suite d’un repas épicé ou très chaud qui provoque la sudation. L’urticaire apparaît en 10 mn et disparaît le plus souvent dans l’heure qui suit.

Il est proportionnel à la gêne ressentie lors des poussées et de leurs fréquences. Il est possible de prendre un traitement antihistaminique au coup par coup, lorsque le patient prévoit des activités physiques intensives.

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L’allergie aux chaussures

Cette allergie, plus fréquente qu’on ne l’imagine, est due à une allergie aux sels de chrome utilisés pour tanner le cuir des chaussures. Ce qui explique pourquoi les « allergiques aux chaussures » ne souffrent d’aucune lésions lorsqu’ils enfilent des espadrilles ! L’allergie au chrome est moins connue et moins fréquente que l’allergie au nickel mais les symptômes sont identiques : démangeaisons, rougeurs, gonflements et lésions squameuses apparaissent au contact du cuir, que ce soit celui des chaussures, d’un blouson ou d’un canapé.

Il faut noter que le chrome est également utilisé pour fixer les colorants verts des tissus ou des tatouages.

Il n’y a pas de possibilité de désensibilisation. Le seul moyen de faire disparaître cette allergie de contact est d’éviter l’allergène. Portez toujours des chaussettes en coton pour éviter la transpiration (l’humidité favorise l’allergie) ou choisissez des chaussures sans cuir.

L’allergie aux tatouages

Cette allergie contre laquelle les autorités sanitaires mettent en garde chaque été, est en fait une allergie au paraphénylènediamine, le colorant noir ajouté (illégalement) au henné des tatouages éphémères pour lui donner une teinte moins brune.

En effet, la paraphénylènediamine est une substance autorisée uniquement dans les teintures capillaires, et à une concentration ne pouvant excéder 6 %. Or, les dermatologues reçoivent chaque année des dizaines de patients souffrant d’une allergie de contact après la réalisation d’un tatouage éphémère. Les symptômes (démangeaisons, brûlures, eczéma, gonflement de la peau) peuvent être limités à la zone tatouée ou s’étendre à la zone avoisinante voire à tout le corps.

Evitez purement et simplement les tatouages éphémères car la sensibilisation à ce colorant est définitive et irréversible. Et l’allergie pourra ensuite réapparaître au contact de teintures pour cheveux, de vêtements ou d’objets en caoutchouc contenant ce colorant.

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