le point de vue de Mathias Hounkpè sur les réformes sous Patrice Talon.

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Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien catholique « La Croix Bénin », le politologue Mathias Hounkpè  s’est prononcé sur les différentes réformes initiées sous l’impulsion du président Patrice Talon. Sur l’amendement de la constitution, il trouve des aspects positifs et des aspects potentiellement porteurs des germes de crise. 

Dans un entretien accordé au quotidien « La Croix Bénin »,  le politologue Mathias Hounkpè a opiné sur la situation politique du pays. Donnant son avis sur la réforme initiée par le régime de la rupture,  l’administrateur du programme de gouvernance politique à Osiwa estime qu’on devrait réaliser un consensus assez large. Selon lui,  la démarche suivie pour l’adoption des réformes pèche de plusieurs manières. D’abord par le « quasi-monologue (appelé dialogue) »  organisé par le pouvoir. Ce monologue ne permet pas la participation  du plus grand nombre pour de telles réformes, surtout lorsqu’elles visent à sortir de la crise politique découlant des législatives d’avril 2019; indique-t-il. Ensuite, poursuit-il, l’utilisation faite des recommandations du dialogue politique que le  » pouvoir voulait juste d’un prétexte pour mettre en œuvre des réformes qui lui tiennent à cœur, indépendamment de ce que pourraient en penser les autres« . Il note pour finir que les textes ont été adoptés au parlement en « toute vitesse et presque en catimini, comme si ce n’était que l’affaire du pouvoir et de ses députés. ».

Abordant le fond des réformes, notamment l’amendement de la constitution, Mathias Hounkpe estime qu’il y a des amendements qui sont indubitablement des progrès. Il en veut pour preuve la suppression de la peine de mort et l’introduction de dispositions qui favorisent une meilleure inclusion des femmes dans la prise de décisions politiques, même si c’est gênant de le faire seulement au prix de l’augmentation du nombre de députés. Il souligne qu’il y a par ailleurs des amendements qu’on ne saurait apprécier tant qu’ils n’ont pas été mis en application. C’est le cas, précise-t-il, de la cour des comptes qui existe déjà dans d’autres pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa), et dont il est difficile d’apprécier la contribution à la bonne gestion des ressources publiques desdits pays. En outre, il estime qu’il y a des amendements qui pourraient être des sources de problèmes à l’avenir. C’est l’exemple de la création d’une vice-présidence, l’introduction du parrainage par les élus et le fait de permettre au chef de l’État, à n’importe quel moment de son mandat, de contracter des emprunts et de les « ratifier » tout seul, sans l’avis préalable du Parlement.

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