Réforme du Code du travail : Les clarifications de Madeleine Berre – Gabonreview.com

[ad_1]

Le ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre, s’est livré le 21 janvier 2020, à une séance de clarification sur le  processus d’élaboration du nouveau Code du travail. Objectif : apaiser les tensions à quelques heures de la mise en exécution du mot d’ordre de grève générale d’avertissement.

Le ministre Madeleine E. Berre sa déléguée Gisèle Akogjhet épouse Ntoutoume Essonne apportant des éclaircissements sur le processus d’élaboration du nouveau code du travail. © Gabonreview

 

Le compte à rebours du démarrage de la grève générale d’avertissement du 23 au 27 janvier prochain pour protester contre la révision du Code du travail semble avoir troublé la quiétude des responsables en charge de l’Emploi, du Travail et de la Formation professionnelle. Le 21 janvier, ils ont décidé d’apporter des éclaircissements sur le processus d’élaboration du nouveau Code du travail, ainsi que ses enjeux pour le travailleur gabonais.

Présenté par certains partenaires sociaux comme étant un outil de promotion du «capitalisme» et de l’ «esclavagisme», ce projet de réforme initié par le gouvernement depuis 2014 et ouvert à la concertation depuis 2019, ne serait selon le ministre de la Fonction publique qu’au stade d’analyse et n’est pas encore abouti. Il devrait connaître plusieurs amendements avant l’adoption finale.

«Il s’agit de la réforme de 2014 qui avait été soumise au Conseil d’État puis retirée en 2019 pour examen de la pertinence des enjeux de celle-ci par rapport aux réalités actuelles. Nous avons donc procédé à une relecture de cette loi et au terme de cette phase avec les amendements que nous avions apportés, ce document a été soumis à une concertation avec les partenaires sociaux. À cette occasion, l’ensemble des partenaires sociaux nous ont remis un document intégrant l’ensemble de leurs contributions regroupant ceux des travailleurs et des employeurs», a expliqué Madeleine Berre.

«À la suite de ce travail d’enrichissement, nous avons procédé à l’élaboration d’une nouvelle version, tenant compte des contributions des deux parties, et nous avons soumis ce document à l’examen du gouvernement, parce qu’il est important que le gouvernement prenne en compte et s’approprie les enjeux de cette réforme et participe également à son enrichissement. Nous ne sommes qu’à la phase de rédaction que déjà nos partenaires, avec lesquels nous travaillons, nous produisent la menace de grève nationale qui est considérée comme un préavis de grève d’avertissement», a-t-elle poursuivi.

Déconcertée par les arguments délivrés par les partenaires sociaux selon lesquels «l’absence d’une plénière les laisse croire que leurs amendements ne seront pas pris en compte et ne pouvant pas rester silencieux à attendre que l’Assemblée nationale dise quel est le contenu du document final», Madeleine Berre a détaillé les différentes étapes de ce processus avant adoption. «Pour qu’une réforme soit adoptée, il faut qu’elle obtienne le quitus du Conseil ministériel, puis du Conseil d’État, ensuite celui du Conseil des ministres, du Conseil économique et social, avant d’être envoyée à l’Assemblée nationale et au Sénat. Or, nous ne sommes qu’à la phase de rédaction, très loin du processus d’adoption».

Les enjeux de la reforme

 Si selon les partenaires sociaux, ce projet de réforme à son stade actuel comporte des articles renforçant les pouvoirs des employeurs au détriment des employés, pour la patronne de l’emploi, il n’en est rien. Au contraire, assure-t-elle, le projet du nouveau Code de travail garantit et protège les avantages et les acquis sociaux des travailleurs.

«Nous ne sommes pas dans une logique de restreindre le droit des travailleurs, bien au contraire. Nous travaillons pour garantir les intérêts des travailleurs. Quelle sera la responsabilité du gouvernement de mettre en place un outil qui précariserait le travail alors que la feuille de route du gouvernement est de créer les emplois», a assuré le ministre de l’Emploi, souhaitant savoir les articles qui sont considérés comme esclavagistes.

Parmi les innovations proposées par la réforme du Code du travail, Madeleine Berre a indiqué  le renforcement du droit des travailleurs ; la codification (du dialogue social, de la concertation sociale avec les partenaires sociaux) ; la codification de plusieurs formes de travail contractuel contrairement à l’actuel, par rapport aux enjeux du marché de l’emploi ; la contractualisation de toutes les formes d’apprentissage actuellement pratiquées au Gabon en fonction des besoins du marché ; la limitation et le recadrage du chômage technique pour six mois avec une allocation de chômage technique qui n’existait pas jusqu’à présent ; le renforcement des droits de l’inspecteur du travail.

«Nous souhaitons apaiser et rassurer l’ensemble des travailleurs sur le fait que la réforme n’a pas encore été adoptée en Conseil des ministres, le texte est encore en examen, la deuxième phase d’analyse n’est pas terminée», a-t-elle conclu.

[ad_2]

Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

https://www.magenet.com/?ref=referral&ref_type=direct&ref_id=fdbtowo3tj30wqfh&ref_item=3