«Biens mal acquis» : Mise en examen de Jean-François Meyer, ancien conseil d’Omar Bongo – Gabonreview.com

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Présenté comme un des «facilitateur» d’Omar Bongo, Jean-François Meyer a été mis examen, le 22 janvier à Paris, dans le cadre de l’affaire des «Biens mal acquis». Conseil du défunt président pendant 19 ans, l’avocat de 63 ans est poursuivi pour «complicité de blanchiment de détournement de fonds publics et de corruption».

Omar Bongo Ondimba est décédé le 8 juin 2009 à Barcelone en Espagne. © D.R.

 

Jean-François Meyer, avocat d’Omar Bongo pendant 19 ans. © D.R.

L’affaire des «Biens mal acquis» vient de connaitre un nouveau rebondissement. Ancien conseil d’Omar Bongo durant 19 ans, Jean-François Meyer a été mis en examen le 22 janvier. Selon le journal français Le Monde, l’avocat de 63 ans est poursuivi pour «complicité de blanchiment de tout crime et délit (notamment des délits de détournements de fonds publics et de corruption» et «recel de détournement de fonds publics et recel de corruption».

Le Monde affirme que Jean-François Meyer est le dernier des «facilitateurs» parisiens à avoir été mis en examen dans le cadre de l’affaire des «Biens mal acquis». «Avocats ou notaires, banques, société de décoration ou agence immobilière, ces acteurs ont parfois joué un rôle déterminant pour permettre aux clans africains au pouvoir de blanchir en France des milliards de francs CFA, soupçonnés de provenir de détournements de fonds publics», a indiqué le journal français.

Le compte professionnel de Me Meyer au service des Bongo

Pour le compte de la famille Bongo, l’avocat parisien est soupçonné d’avoir facilité des acquisitions de biens immobiliers parisiens fastueux et d’avoir opacifié des fonds probablement publics. Jean-François Meyer mettait au service de son client, son compte bancaire professionnel à la BNP Paribas qui fut crédité, entre janvier 2006 et novembre 2007, de près de 4,5 milliards de francs CFA par l’Etat gabonais. Selon Tracfin, la cellule de renseignement financier (France), il n’y a aucune justification professionnelle d’au moins 1,5 milliard de francs CFA de dépenses effectuées depuis ce compte.

Selon les enquêteurs de Tracfin, Jean-François Meyer portait également la casquette de pourvoyeur de services financier, jouant même le rôle de «banquier» informel. En 2004, l’avocat s’est illustré comme l’un des payeurs, à hauteur de 229,5 millions de francs CFA, d’un appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Un bien acheté, en réalité, par Omar Bongo pour son fils Ali Bongo. Selon Le Monde, Jean-François Meyer se chargeait également de produire des attestations sur l’origine des fonds gabonais, pourtant douteux, permettant au défunt président d’acquérir des biens immobiliers. L’avocat s’occupait ensuite de régler les charges à la copropriété pour des biens appartenant, à titre personnel, au président dont il est le représentent fiscal.

«Que ce soit pour Omar Bongo à titre privé ou pour l’Etat gabonais, je suis la personne de confiance à qui on va confier le soin de payer (…) Ça rassure le destinataire des fonds français, car il sait qu’il sera payé, et le côté gabonais qu’il n’y aura pas d’évaporation» de l’argent entre Libreville et Paris, a expliqué Jean-François Meyer lors de son interrogatoire, le 22 janvier à Paris. «Étais-je sûr que ces dépenses étaient faites dans l’intérêt de l’Etat ? Moi, à titre personnel, je n’en sais rien. Je ne sais pas si c’est public ou privé», a-t-il ajouté ?

Payer sans poser de questions

En effet, l’avocat se contentait de mobiliser son compte professionnel pour fournir un service financier sur mesure. Jean-François Meyer affirme notamment avoir réglé, «pour le compte de l’Etat gabonais», plus de 295 millions de francs CFA à l’hôtel George V et près de 111,5 millions de francs CFA en horlogerie ou joaillerie chez Chanel, Dior et Patek Philippe. Le mis en examen a également payé près de 656 millions de francs CFA de frais de séjour de la famille Bongo à l’hôtel La Reserve Paris, entre juillet 2007 et juillet 2009. «Je paie ce qu’on me demande de payer. Ça ne me choque pas», a déclaré Jean-François Meyer au juge d’instruction.

Dans son portefeuille client, l’avocat parisien comptait régulièrement Pascaline Bongo, fille aînée d’Omar Bongo. Pour soigner leur relation, Jean-François Meyer va lui offrir, en 2006, un «cadeau sans contrepartie» : une Mercedes Classe R 350 L. Là encore l’argent provient de son compte professionnel. L’année suivante, en 2007, l’avocat déboursera 85,2 millions de francs CFA pour l’acquisition, par Pascaline Bongo, d’annexes au bien immobilier établie avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris, dont il a tenté de cacher à la justice que les véritables propriétaires étaient les Bongo.

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