Code du travail : Fin de la tripartite sur un air d’apaisement – Gabonreview.com

[ad_1]

Contrairement à ce que faisaient craindre les crispations sur la réforme du Code du travail ces dernières semaines, la tripartite tenue du 3 au 9 février à Akanda, s’est achevée sur un air d’apaisement. Le rapport final a été remis le 10 février au chef du gouvernement.

La plénière tripartite tenue du 3 au 9 février à Akanda s’est achevée sur un air d’apaisement. © Com. gouvernementale

 

La plénière tripartite sur la réforme du Code du travail a été sanctionnée par la remise du rapport final le 10 février, au Premier ministre Julien Nkoghe Bekale. Pour lui, cette consultation élargie aux syndicats autonomes a eu le mérite d’édifier l’opinion et de lever toute équivoque sur les enjeux de la réforme. «Ce projet de réforme, qui vient de faire l’objet d’un examen consensuel, même si on y relève encore quelques désaccords, a le mérite d’avoir été examiné par l’ensemble des partenaires sociaux», a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a indiqué que le rapport final sera transmis avec toutes ses annexes et observations de chacune des parties pour avis au Bureau international du travail (BIT), avant sa transmission pour adoption par les instances nationales habilitées. «Ça veut dire qu’il ne sera pas examiné en Conseil interministériel, il ne sera pas examiné en Conseil des ministres ni transmis à l’Assemblée nationale avant le BIT», a-t-il expliqué.

La ministre du Travail, Madeleine Berre, pendant son intervention. © Com. gouvernementale

Si l’exercice a révélé des faiblesses dans la communication entre les acteurs, dans la connaissance des normes régissant à la fois les relations de travail et le syndicalisme et sur la représentativité des organisations syndicales, le gouvernement se réjouit d’avoir apaisé les tensions. «C’est plutôt un sentiment d’apaisement qu’un sentiment de victoire sur une réforme qui avait vraiment un enjeu important pour l’écosystème de l’emploi et pour recruter le plus grand nombre de travailleurs. C’est cet apaisement que nous avons à la fin des travaux», a déclaré la ministre du Travail, Madeleine Berre. «Notre enjeu est simplement de mettre dans ce Code, aucune disposition qui soit contraire à une norme internationale ou une norme nationale parce que c’est une discussion d’ordre public», a-t-elle dit.

À en croire son propos, en 2015, le BIT avait déjà émis un avis sur la réforme. Cette version qui était au Conseil d’État a été ressortie «pour la rafraîchir». «Donc à la fin de cette étape, le BIT nous adressera la version que nous communiquerons par souci de transparence avant que ça ne soit transmis aux instances décisionnelles», a-t-elle insisté. À la question de savoir si toutes les propositions des différentes parties seront prises en compte pour être intégrées dans le nouveau Code, Madeleine Berre répond «oui et non». «Au bout d’un moment l’Etat doit arbitrer pour réguler et avoir un document exploitable. On était dans l’intérêt de vouloir faire avancer une réforme et au final tout le monde a été édifié sur son contenu. Elle ne fait plus l’objet de mauvaise interprétation, tout est clair», s’est-elle réjouie.

Un sentiment partagé par le patronat qui, à l’issue des travaux, parle de «sentiment du devoir accompli». Les travailleurs qui se disent satisfaits de l’issue des travaux promettent cependant qu’ils seront «très attentifs aux arbitrages qui seront faits par gouvernement, sur les points de désaccord entre les organisations professionnelles d’employeurs et travailleurs».

[ad_2]

Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

https://www.magenet.com/?ref=referral&ref_type=direct&ref_id=fdbtowo3tj30wqfh&ref_item=3