CESE : Une session trouble sur le Code du travail – Gabonreview.com

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Le Conseil économique, social et environnemental a ouvert le 18 février, sa première session ordinaire de l’année 2020 avec pour ordre du jour, l’examen du projet de Code du travail en République gabonaise. Une démarche étonnante, car après la tripartite sur la dernière mouture de ce projet, le gouvernement avait promis l’envoyer au Bureau international du travail (BIT), avant d’être soumis aux instances nationales. D’aucuns se demandent de quel projet de Code il s’agit.

Des membres du CESE et ceux du gouvernement au terme de la cérémonie, le 18 février 2020. © Facebook

 

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a ouvert, le 18 février, sa première session ordinaire pour l’année 2020. Cette session ouverte par le vice-président de l’institution, Jean Pierre Tchoua, étalée sur 21 jours est essentiellement destinée à l’examen du projet de Code du travail en République gabonaise. «Les motivations souvent contradictoires ou du moins divergentes des représentants du patronat et des syndicats conduisent à une impasse», a estimé le vice-président du CESE. Jean Pierre Tchoua fait allusion aux crispations nées de la réforme du Code du travail qui avaient donné lieu à une grève générale des salariés du privé, en fin janvier.

Pour sortir de cette impasse, a-t-il ajouté, «le CESE, conformément à l’article 97 nouveau de la Constitution, s’est autosaisi de la problématique en vue d’une approche juste et équilibrée permettant l’adhésion et le soutien de toutes les parties prenantes à travers une analyse de l’évolution du Code et les propositions actualisées des principaux partenaires».

Or, peu après la grève,  des protocoles ont été signés entre les syndicats et le gouvernement pour que le front social retrouve sa sérénité. Mieux, une tripartite sur la réforme du Code du travail à laquelle ont pris part aussi bien les centrales syndicales que les syndicats autonomes ainsi que le patronat et le gouvernement s’est tenue pour sortir de l’impasse. Après 7 jours de travail, les parties auxquelles fait allusion le vice-président du CESE, malgré la persistance  de certaines divergences particulièrement sur les propositions du gouvernement, se sont séparés sur un air d’apaisement autour d’un consensus sur l’essentiel de cette réforme.

Lors de la clôture officielle de la tripartite, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale avait indiqué que le rapport final sur le projet de Code du travail, par conséquent la mouture adoptée par les différentes parties, serait transmis avec toutes les annexes et observations pour avis au Bureau international du travail (BIT), avant sa transmission pour adoption, aux instances nationales habilitées. «Ça veut dire qu’il ne sera pas examiné en Conseil interministériel, il ne sera pas examiné en Conseil des ministres ni transmis à l’Assemblée nationale avant le BIT», avait expliqué le chef du gouvernement pour être un peu plus clair.

Pourquoi le CESE qui devait en principe n’examiner que la mouture transmise par le gouvernement après les avis du BIT s’implique dans le processus à cette étape ? Quelle est l’opportunité de cette démarche ? Quelle est la mouture du Code du travail qui sera examinée durant ces 21 jours ? Celle d’avant la tripartite surement, car on voit mal le gouvernement reprendre sa parole et transmettre au CESE la mouture issue de la tripartite. Une telle éventualité décrédibiliserait lourdement le gouvernement. La démarche du CESE mérite une clarification de ceux qui sont en charge de cette réforme, car, elle est de nature à jeter le trouble dans ce dossier.

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