Cheikh Tidiane Coulibaly, un ancien de l’APS, raconte le métier de télétypiste

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Dakar, 20 mars (APS) – L’ancien chef du bureau de l’exploitation de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), Cheikh Tidiane Coulibaly, a été tiré de l’ombre par le quotiotidien Walfadjiri, où, dans la livraison du mercredi 18 mars, il a évoqué le travail de télétypiste, un métier qui n’existe plus au sein des rédactions. 

 

’’C’est une fonction actuellement disparue. Il y a deux sortes de télétypistes : celui qui s’occupe de la collecte de l’information, de la saisie et de la transmission. On travaillait avec des gallettes et de bandes perforées’’, a-t-il expliqué.

 

Cheikh Tidiane Coulibaly, aujourd’hui à la retraite après 38 ans de services à l’APS, se souvient que ‘’quand le journaliste finissait son papier, il le soumettait à l’exploitant qui utilise son télex pour perforer l’écrit’’. 

 

Par la suite, se rappelle le doyen âgé de 71 ans ‘’l’exploitant le soumettait aux abonnés avec l’aide d’une armoire de transmission’’. 

 

L’ancien chef de bureau de l’exploitation soutient qu’à l’époque, c’est l’APS qui avait le monopole de la diffusion, avant l’informatisation. 

 

’’Toutes les nouvelles passaient parce celle-ci. Ces principaux abonnés étaient Le Soleil, l’ORTS principalement la radio. Dans chaque rédaction, ministère, à la primature ou à la Présidence, on disposait d’un téléscripteur’’, se rappelle M. Coulibaly.

 

Cette méthode de travail le laisse imaginer que dans les rédactions, certains diront qu’ils sont ‘’nostalgiques du crépitement des télex’’.

 

Avec l’informatisation, dit-il, ‘’le journalisme aujourd’hui est trop facile’’. Aussi, regrette-t-il le fait qu’on ne voit plus d’anciens dans les rédactions. 

 

Cheikh Tidiane Coulibaly raconte qu’avant l’événement des nouvelles technologies, c’est une cloche qui servait d’alerte à toute la rédaction de l’APS, pour signaler une nouvelle. 

 

’’Cela pouvait être un coup d’Etat, la mort d’un dirigeant ou du crash d’un avion’’, se rappelle le télétypiste qui s’est par la suite transformé en journaliste sportif. 

 

Tout en regrettant ’’la mort’’ de cette fonction, il souligne qu’il est important d’avancer et de progresser.

 

Celui qui a intégré l’APS en 1971 signale que c’est en 2000 que l’agence s’est informatisée grâce à une bourse offerte par l’Ambassade d’Allemagne, qui a permis à certains agents d’effectuer un stage à la maison de Siemens avant de ‘’procéder petit à petit au changement de télex’’.

 

Avec ce changement entraînant la disparition de cette fonction, Coulibaly qui était aussi surnommé le virtuose du clavier s’est heurté au refus du SYNPICS d’intégrer les télétypistes dans la convention collective des journalistes.

 

’’A l’époque, nous avions demandé au SYNPICS de nous intégrer, mais son Secrétaire Général Ndiaga Sylla avait dit niet. Il nous disait que s’il le fait, ce serait une porte ouverte à la dérive, parce que les télétypistes de la Sonatel par exemple vont demander, à leur tour, d’être intégrés’’, se souvient-il. 

 

C’est par la suite qu’il a été enlevé de la fonction de télétypiste pour celui de technicien, lui permettant d’être intégré dans la convention collective des journalistes et techniciens. 

 

 



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