« 400 à 500 M€ de pertes pour le foot français »

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Le nouveau président du Stade Rennais, Nicolas Holveck, évoque ce qui serait le scénario catastrophe: une annulation totale de la saison de Ligue 1 à cause du coronavirus. « C’est inenvisageable », selon lui.

A peine nommé à la tête du Stade Rennais, Nicolas Holveck a une première crise à gérer. Celle-ci est nationale, et même planétaire, puisqu’elle concerne la pandémie de coronavirus, qui a placé le monde du sport à l’arrêt. Et pour ne rien arranger, cette pause forcée arrive « au pire moment » pour les clubs de football.

« Le plus gros des droits télé est versé en première partie de saison, explique le nouveau patron du club breton dans les colonnes de L’Equipe. Les recettes liées aux sponsors et aux abonnements sont perçues en début de saison. Les échéances liées aux transferts, elles, tombent généralement durant l’été. Cette crise arrive donc au moment le plus critique. La trésorerie initiale a été consommée. Les rentrées d’argent en droits télé qui arrivent traditionnellement début avril et début juin, une fois le classement établi, sont suspendues. On entre dans une période de crise sans aucune réserve. C’est forcément compliqué si on supporte quatorze ou quinze mois de charges, selon le timing dans lequel pourra s’achever la saison actuelle, avec douze mois de recettes. Quand il n’y a aucune réserve, le moindre caillou peut être catastrophique. Hors, là, c’est une météorite qui nous tombe dessus. »

Sauver la Ligue 1

Comme tous ses confrères de Ligue 1, Ligue 2 ou National, Holveck, à son niveau, va devoir trouver des solutions pour endiguer la crise, sur le plan financier. Et le nouveau bosse des Rouge et Noir envisage notamment une baisse temporaire des revenus de joueurs, ce qui pourrait même arriver dans un club comme le FC Barcelone. « La masse salariale, c’est le plus gros poste de dépenses pour un club, justifie-t-il. Il faut que les joueurs comprennent que la situation est très difficile. J’ai eu de très bonnes discussions avec les nôtres, ce fut très constructif. On évoque le chômage partiel mais la situation est tellement grave que si des clubs meurent, on parlera de chômage tout court. » En espérant ne pas se retrouver dans la situation de Sion, où le sulfureux président Constantin n’a pas hésité à virer neuf de ses joueurs.

Holveck, toutefois, prône une union de la part des clubs de Ligue 1 pour trouver des mesures communes. « L’objectif, c’est de rester en vie, et tous ensemble, plaide-t-il. Les vingt clubs doivent survivre. On ne fera pas un Championnat à cinq ou à dix. » Et il faut surtout trouver un moyen de finir la saison en cours, sous peine de s’exposer à la catastrophe. « Ce serait 400 à 500 M€ de pertes pour le foot pro français. C’est inenvisageable. » On comprend pourquoi Jean-Michel Aulas est prêt à abandonner la Ligue des champions et les Coupes nationales -où l’OL est toujours en lice- pour sauver la Ligue 1.

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