levée de boucliers contre la posture du gouvernement

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Les 11 mesures du gouvernement béninois et dispositions, prises antérieurement pour contenir la propagation du coronavirus, peinent à convaincre une frange de la population, qui estime que l’exécutif ne prend pas la pleine mesure de la menace.

Au nombre des décisions du gouvernement qui fâchent, le maintien des écoles et autres établissements d’enseignement ouverts face à la menace. Ce samedi 21 mars, Expédit Ologou a estimé que le gouvernement du Bénin agit comme s’il disposait de moyens extraordinairement plus importants que tous les Etats qui font face aux ravages du COVID-19 de par le monde. « Si tel est le cas, qu’il nous l’explique avec méthode et précision. Et nous serons quittes », a-t-il martelé, avant d’ajouter que les raisons liées à la fragilité de l’économie béninoise sont des raisons fragiles face à l’urgence vitale. ‘’L’économie béninoise ne deviendra pas, d’un coup, robuste parce que le Bénin n’aura pas fermé ses établissements scolaires pour un temps’’, selon lui. Candide Azannaï, à l’image de plusieurs observateurs et des internautes aussi bien béninois qu’étrangers, est farouchement contre le maintien des apprenants dans les écoles en cette période où le coronavirus fait trembler le globe. La Gambie, par exemple, après la confirmation d’un premier cas, mardi 17 mars, a annoncé la fermeture systématique des écoles pour trois semaines. Au Bénin, le gouvernement tâtonne, hésite et caresse la pandémie dans le sens du poil après deux cas confirmés.

Frédéric Joël Aïvo, tout en félicitant le courage des décisions de la Conférence Épiscopale du Bénin, de l’Église Protestante Méthodiste du Bénin et de l’Union Islamique du Bénin, qui n’ont pas attendu un mot d’ordre officiel pour prendre leurs responsabilités en vue de la sécurité sanitaire de leurs fidèles et, au-delà, du peuple tout entier, exhorte le gouvernement à ne pas ignorer les craintes des populations et le besoin collectif de sécurité.

Et pourtant, le gouvernement reste intransigeant

L’exécutif refuse de courber l’échine face aux appels pressants pour limiter les éventuels dégâts. L’Organisation mondiale de la santé est formelle. Les risques à venir pour l’Afrique sont énormes. Plusieurs pays de la sous-région ont compris et pris des mesures coercitives allant jusqu’à la fermeture des frontières terrestres et aériennes. Au Bénin, les dirigeants s’opposent à la simple fermeture des écoles et se contentent de quelques mesures minimisant la menace qu’est le virus, qui a déjà fait près de 10.000 morts dans le monde. Les enfants sont des porteurs sains. Donc, malgré les précautions de lavage de mains au savon, la distance d’au moins un mètre ne peut être respectée dans les écoles bourrées d’effectifs pléthoriques dans des salles exiguës.  »Par les enfants, le COVID-19 peut devenir un cheval de Troie dans les familles et dans la société », a indiqué Expédit Ologou. Dans une correspondance adressée aux ministres en charge des enseignements, la Direction nationale des écoles catholiques a sollicité le gouvernement aux fins d’autoriser la fermeture momentanée de leurs établissements. Mais c’était sans compter avec la position déjà tranchée de l’exécutif. Dans un communiqué en date du 19 mars dernier, la Fédération nationale des parents d’élèves et étudiants du Bénin (FENEPEB) demande au gouvernement de prendre la courageuse décision de congédier, pour deux semaines au moins, les apprenants afin que chaque enfant reste chez lui en cette période.

Face aux différentes invites, les tenants du pouvoir restent insensibles et haussent les épaules. Pourvu que le pays n’arrive pas à un point où la situation ne soit maîtrisable.

 

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