Le soleil on l’aime, et il est bénéfique à petite dose. Mais dans certains cas, il ne fait pas bon s’exposer à ses rayons. Le Dr Nina Roos, dermatologue nous dit quelles sont les personnes pour lesquelles l’exposition au soleil est déconseillée.

Nous sommes tous vulnérables face aux rayons UV et l’on sait qu’il faut éviter les expositions directes sans protection solaire en couche suffisante, sans chapeau à larges bords et sans lunettes de soleil. Mais pour certaines personnes, l’exposition au soleil ne peut se faire sans un minimum de précautions supplémentaires. C’est le cas, par exemple, si on a de l’acné. Car si pendant l’exposition, la peau s’assèche et va mieux, à la rentrée, les boutons réapparaissent en nombre. ll faut donc se protéger avec un soin solaire adapté. On se méfie donc du soleil si…

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Vous êtes sujette à la lucite estivale bénigne

Cette allergie au soleil touche plutôt les femmes jeunes, et se déclenche après une exposition sous un soleil un peu fort. De petits boutons rouges apparaissent surtout sur le décolleté, le cou et les bras, mais aussi les jambes. Ils peuvent être nombreux ou non, tout comme les démangeaisons qui sont d’intensité variable, supportables ou très gênantes. Les récidives sont fréquentes.

Quelles solutions ?

  • Si vous venez d’avoir une lucite : vous devez ne plus vous exposer jusqu’à la disparition totale des boutons. C’est la seule chose à faire…
  • Si vous avez déjà eu une lucite : exposez-vous avec modération, en évitant les heures chaudes(11 h/16 h). Gardez un tee-shirt, un chapeau, et tartinez-vous avec une protection élevée du type SPF 50. Choisissez plutôt un soin solaire en pharmacie : certains sont spécialement indiqués pour ce type de photodermatose, et possèdent une haute filtration anti-UVA (principaux responsables de l’éruption), avec une très bonne stabilité des filtres solaires. Vous pouvez également opter pour un produit destiné aux peaux sensibles.
  • Si vous êtes spécialement sensible à la lucite et que cela revient systématiquement chaque été, préparez votre peau un mois avant l’exposition. Avec une cure de compléments alimentaires destinée à préparer la peau au bronzage. Ils doivent contenir des vitamines (A, B, C, E), du bêta-carotène, du lycopène, du zinc, du cuivre, du sélénium… La dermatologue recommande de doubler les doses conseillées par le fabricant, puis de continuer pendant la durée du séjour à dose normale. Et si la peau est très sensible, poursuivre au retour pendant deux semaines.
  • Si ces compléments alimentaires ne donnent pas les résultats espérés, un traitement médical à base d’antipaludéens de synthèse (mais oui, la fameuse hydroxychloroquine) prescrit sur ordonnance par le dermatologue pourra être envisagé.

Vous êtes sous traitement médicamenteux

Quand on suit un traitement, il est conseillé de consulter la notice du médicament, pour s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indicationà le poursuivre quand on s’expose au soleil. Dans le doute, on pose la question à son pharmacien. Certains remèdes sont en effet photosensibilisants. C’est-à-dire que sous l’effet des rayons UVB, on risque de prendre un coup de soleil beaucoup plus rapidement qu’en temps normal. Sur une peau claire, il suffit par exemple de marcher dix minutes dans la rue pour en attraper un. C’est notamment le cas d’antibiotiques utilisés pour certaines maladies de peau (acné, rosacée… ) ou pour les infections urinaires. Mais aussi des médicaments utilisés en cardiologie ou en neuropsychiatrie, des pommades et gels anti-inflammatoires, antiacnéiques…

Quelles solutions ?

  • L’idéal serait d’arrêter son traitement une semaine avant de s’exposer. Et de ne le reprendre qu’au retour des vacances si l’on ne s’expose plus au soleil.
  • Si on doit continuer à prendre ses médicaments, il faut être vigilant et se protéger comme on protégerait un bébé, car le risque pour la peau de brûler est accru.
  • On utilise donc un soin solaire d’indice élevé (50+), on évite les expositions directes. On reste à l’ombre aux heures les plus chaudes (11 h/16 h) et on se couvre pour sortir : tee-shirt à manches longues, chapeau, lunettes…

Vous avez une cicatrice récente

Quelle que soit la cause de la cicatrice (coupure, brûlure, après une chirurgie, une intervention au laser, un peeling… ), l’inflammation récente et la nouvelle peau plus fine rendent cette zone particulièrement délicate. Si la cicatrice a moins d’un an, si elle est encore rouge, la protéger est indispensable. Faute de quoi, elle risque de se pigmenter durablement, et de garder une coloration brune (hyperpigmentation réactionnelle), qui sera difficile à traiter. Les peaux mates et foncées doivent redoubler de vigilance, car elles présentent plus de risques d’hyperpigmentation. Dans l’idéal, il faudrait ne pas l’exposer du tout au soleil…

Quelles solutions ?

  • Si elle se situe sur le visage, le cou ou les mains (des zones exposées), il faut, dans la mesure du possible, la couvrir avec un vêtement ou un pansement (visage ou mains).
  • Sur la peau en phase de cicatrisation, “les écrans minéraux avec un indice élevé sont préférables, car ils assurent une haute protection contre tous les rayons” , précise la dermatologue.
  • Il est recommandé également d’avoir un stick solaire (50 ou 50+) dans sa poche, que l’on applique régulièrement (au minimum toutes les deux heures) sur la cicatrice si elle est exposée.
  • Il existe aussi des soins cicatrisants efficaces, dont la formule contient à la fois des actifs réparateurs et des filtres solaires.
  • Le soir, lorsque la peau n’est plus exposée, on peut masser la zone avec une crème cicatrisante ou une huile neutre (bourrache par exemple) pour l’assouplir et “décoller” les tissus. Si la cicatrice est très superficielle (égratignure, peau râpée… ), on peut appliquer dessus une crème du type Epithéliale Duo AH d’A-Derma.

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