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Les grandes banques de Wall Street résistent à l’épreuve de la pandémie

mercredi, 21 octobre, 2020 à 13:32

Par Naoufal Enhari

New York – Alors que des pans entiers de l’économie américaine et mondiale souffrent des retombées de la crise du Covid-19, les grandes banques d’investissement américaines semblent bien résister à l’épreuve de la pandémie, avec des résultats annoncés à la hausse, coupant ainsi court aux craintes d’une nouvelle crise dans le secteur.

JPMorgan, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont tous vu leurs revenus augmenter de plus de 20% au troisième trimestre 2020, avec les derniers résultats annoncés par Morgan Stanley montrant que ses bénéfices ont bondi de 25% par rapport à l’année précédente à 2,72 milliards de dollars et une augmentation de 16% des revenus, qui est passée à 11,7 milliards de dollars.

Même après les résultats médiocres annoncés dernièrement par Bank of America et Wells Fargo, les cinq plus grandes banques d’investissement américaines sont en passe de récolter 100 milliards de dollars de revenus commerciaux cette année, selon les attentes des analystes, cités par la presse spécialisée.

Ces institutions financières ont déjà généré près de 84 milliards de dollars, plus que toute autre année complète depuis 2010. La baisse actuelle des bénéfices du secteur financier de 10,5% est inférieure de moitié à la baisse de 23,1% à laquelle les analystes s’attendaient.

Goldman Sachs a aussi annoncé récemment des résultats montrant que ses bénéfices au troisième trimestre ont presque doublé, contrairement aux attentes.

Ce groupe bancaire a fait état d’un bénéfice trimestriel de 3,62 milliards de dollars, soit 9,68 dollars par action, sur un chiffre d’affaires de 10,78 milliards de dollars. Les deux mesures étaient meilleures que les attentes des analystes boursiers, qui prévoyaient un bénéfice de 1,94 milliard de dollars, soit 5,54 dollars par action, sur un chiffre d’affaires de 9,38 milliards de dollars.

La banque a réalisé un bénéfice de 1,88 milliard de dollars, soit 4,79 dollars par action, au troisième trimestre de 2019.

Certaines analyses de la conjoncture actuelle estiment que les préoccupations que la pandémie du coronavirus puisse avoir le même effet que la crise de 2008 sur le système financier américain se sont pour l’instant atténuées.

Ceci est d’autant plus vrai que les frais liés aux échanges boursiers facturés par les banques ont augmenté, et l’appétit des investisseurs obligataires a permis aux entreprises ayant emprunté des milliards de dollars aux banques, sous forme de prêts d’urgence durant le printemps dernier, de les rembourser. De même, les faillites des grandes entreprises se sont stabilisées, après la tendance inquiétante observée durant le printemps et l’été derniers.

Toutefois, des éléments d’inquiétude persistent pour le secteur, en particulier si le chômage reste élevé aux Etats-Unis et qu’une résurgence du virus déclenche de nouvelles vagues de fermetures de commerce et de confinement. Mais contrairement à la crise de 2008, lorsque les banques ont enregistré des pertes de plusieurs milliards de dollars, les institutions financières ne sont pas actuellement confrontées à la même panique des investisseurs constatées durant la dernière crise.

Les patrons des grandes banques américaines s’inquiètent aussi de la situation de blocage politique dans le pays à la veille de l’élection présidentielle de novembre qui empêche l’adoption d’un nouveau plan de soutien à la croissance, avertissant que la situation économique pourrait rapidement se dégrader.

“Il y a encore 12 millions de personnes au chômage et il y a encore beaucoup de petites entreprises qui ont besoin d’aide. Il est important d’avoir une nouvelle vague d’aides”, a estimé Jennifer Piepszakr, la directrice financière de JPMorgan Chase, la première banque américaine par actifs.

“A l’avenir, la trajectoire de la reprise économique n’est pas claire alors que l’impact négatif du Covid-19 se poursuit et qu’un nouveau soutien budgétaire n’est pas sûr”, a averti, de son côté, Charlie Scharf, le PDG de la banque Wells Fargo, un des plus importants fournisseurs de prêt immobilier aux Etats-Unis.

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